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Écolo - La pollution informatique



pollution Informatique



Le niveau de vie augmente, la consommation aussi et la pollution suit! Au Québec, la quantité de matériel informatique se ramassant dans les sites d'enfouissement:

- en 2002: 7000 tonnes
- en 2005: 20 000 tonnes (le poids de 3000 éléphants!)

On achète de plus en plus d'ordinateurs, et on les garde de moins en moins longtemps en effet les changements rapides de technologie, la rapidité et l'efficacité sans cesse améliorées des ordinateurs résultent en une durée de vie de plus en plus limitée de ces machines. Il y a quelques années, on gardait son ordinateur en moyenne 6 ans. Aujourd'hui, ce chiffre a diminué jusqu'à 2 ou 3 ans. Le chemin que prennent les ordinateurs désuets:

- 28% sont réutilisés
- 7% recyclés
- 59% s'en vont à l'enfouissement

Le problème avec cela? Ces équipements informatiques contiennent de nombreuses substances toxiques et métaux lourds qui, une fois rendus au site d'enfouissement, risquent fort bien de se déverser dans la nappe phréatique (l'eau souterraine) sous forme de lixiviat (jus de poubelle). Ces substances vont alors contaminer l'eau, le sol, et toute la chaîne alimentaire qui en dépend (plantes et animaux).

Les métaux lourds sont des éléments métalliques ayant une grande masse volumique (d'où l'adjectif «lourd») et ayant la propriété de s'accumuler dans les organismes et de ne se dégrader que très lentement ou pas du tout. Ils sont présents naturellement dans la nature, mais seulement en infimes quantités (traces). C'est la concentration en de trop grandes quantités qui peut poser problème. Ces métaux lourds, s'ils s'accumulent en trop importante quantité dans les plantes, animaux, insectes ou bactéries peuvent entraîner de nombreuses maladies, cancers, lésions et ultimement la mort. Ils se retrouvent dans ces êtres vivants de nombreuses manières. Les plantes se nourrissent des minéraux contenus dans le sol et peuvent ainsi absorber de grandes quantités de métaux lourds par leurs racines. Cela peut leur entraîner de graves maladies. Les animaux se nourrissant de ces plantes vont à leur tour absorber ces métaux lourds, leur causant différent tords. Les métaux lourds peuvent également se retrouver dans l'eau, et contaminer les poissons et organismes aquatiques, ainsi que tout animal ou plante entrant en contact avec cette eau. Quelques exemples de métaux jugés toxiques pour l'environnement sont l'aluminium, l'arsenic, le cadmium, le chrome, le nickel, le cuivre, l'étain, le fer, le manganèse, le mercure, le plomb et le zinc. Nombre de ces substances sont utilisées par les humains et rejetées en grande quantité à travers le lixiviat dans les dépotoirs, ou contaminent les zones minières.

Le concept de chaîne alimentaire est très important pour comprendre l'accumulation des métaux lourds dans les êtres vivants au sommet de la chaîne. Les petits êtres au bas de la chaîne peuvent absorber ces métaux dans leurs organismes. Par contre, leur concentration ne sera probablement jamais assez importante pour les affaiblir ou les rendre malades. Les plus gros poissons qui les mangent, toutefois, vont se retrouver à avoir tous les métaux accumulés par tous les plus petits poissons ou micro-organismes qu'ils ont mangé, et c'est à ce moment que cela devient un problème. On appelle cette accumulation dans les êtres vivants d'une chaîne alimentaire: bioaccumulation. Les animaux situés au sommet de la chaîne alimentaire sont les plus touchés. C'est pour cela qu'il est déconseillé de manger du thon ou du saumon (gros poissons prédateurs au sommet de leur chaîne) trop souvent, parce qu'ils sont souvent très intoxiqués au mercure et au plomb et cela peut entraîner des problèmes chez les enfants et les femmes enceintes surtout.

Il a récemment été découvert qu'une grande quantité des déchets informatiques générés en Amérique du Nord étaient envoyés illégalement dans des villes d'Asie (en Chine et en Inde surtout), camouflés sous des intentions de dons. Ainsi, de 50 à 80% des déchets informatiques états-uniens se retrouvent sur des cargos à destination de la Chine. Cela est fait car les coûts alliés au recyclage sont grandement inférieurs là-bas mais la raison pour laquelle cela coûte moins cher, c'est qu'il n'existe pas beaucoup de normes de contrôle dans ces pays.
Enfant dans les déchets informatique Souvent, ce qui arrive, c'est que des gens (et souvent des enfants) vont brûler, concasser ou faire fondre à l'acide le matériel informatique afin d'en recueillir les différents métaux (en particulier l'or les circuits imprimés des ordinateurs contiennent une infime quantité d'or) pour ensuite les revendre. Mais quand on brûle les ordinateurs on se retrouve à inhaler toutes les substances nocives décrites précédemment. Les gens vivants de cela ne portent pas de masque, pas de protections, travaillent dans des endroits souvent mal ventilés et n'ont pas une durée de vie très longue. Ils sont souvent la proie de plusieurs maladies et cancers. De plus, toutes ces substances toxiques se retrouvent à être déversées dans l'environnement, contaminant l'eau, les sols, l'air, et tous les êtres vivants. Les résidants de ces régions pollués ont souvent à aller chercher l'eau potable à des dizaines de kilomètres de leur demeure. Ces exportations de matériel informatique ont été bannies par la Convention de Bâle en 1989. Cette dernière limite et contrôle l'exportation et l'élimination des déchets dangereux. La problématique de l'exportation des ordinateurs en Asie rend un peu plus délicate l'opération de leur recyclage. Le mieux est toujours de donner son ordinateur à quelqu'un d'autre ou à un organisme, ou de le faire réparer s'il n'est plus fonctionnel. Si aucune de ces options n'est possible, il faut essayer de vérifier le fonctionnement de l'entreprise de recyclage afin de s'assurer que les pièces seront recyclées dans de bonnes conditions.


Extrait d'un article publié dans Québec-Science. Portant sur la pollution Informatique.
National Geographic - Images sur la pollutions informatiques.

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écolo - Coût de production d'un Ordinateur

Les coût et les matériaux pour la production d'un ordinateur



Une autre bonne raison de ne pas gaspiller un ordinateur en l'envoyant à la poubelle alors qu'il pourrait encore servir, est l'énorme coût de production qui lui est associé. Un ordinateur nécessite 240 kg de combustibles fossiles (l'équivalent de rouler 12 000 km avec une voiture à consommation moyenne), 1500 litres d'eau (surtout dans les procédés d'extraction des métaux dont il est formé) et 22 kg de produits chimiques dans sa conception. Ces produits chimiques regroupent une soixantaine de substances nocives: solvants, acides, produits caustiques, c'est-à-dire qui sont capables de détruire les tissus vivants par réaction chimique (brûlures, enflures, asphyxie, etc) La production d'un ordinateur contribue donc grandement à l'effet de serre, à l'épuisement des nappes phréatiques et à leur contamination, et à la contamination de nombreux milieux de vie et êtres vivants.

Ce qui est fait par les compagnies de production



Les compagnies informatiques sont pressées par le public et les gouvernements de modifier leurs méthodes afin de créer des ordinateurs moins polluants. Dans cette optique, les matériaux reconnus comme dangereux sont retirés progressivement de la conception du matériel informatique, ou du moins leur quantité est limitée au maximum. Il est également tenté de réduire le nombre de plastiques différents entrant dans la conception des boîtiers, étant donné que ceux contenant une centaine de plastiques différents sont extrêmement difficiles et coûteux à recycler. Des ordinateurs nécessitant moins d'électricité pour fonctionner sont aussi mis au point. L'emphase est mise sur les machines capables d'être perfectionnées, réparées et recyclées plus facilement, et ayant une durée de vie plus longue. Certaines compagnies en font plus que d'autres dans cette lignée écologique: Nokia vient en tête, suivie de Sony Ericsson et de Dell.
HP, Macintosh et Panasonic arrivent bon derniers, ne mettant pas trop d'effort dans l'amélioration de leurs systèmes. Il est possible d'encourager les compagnies faisant preuve d'un esprit plus écologique en choisissant d'acheter un de leurs produits au lieu de sélectionner une compagnie qui ne fait pas d'efforts.

De plus, une nouvelle stratégie est mise en place par de nombreux gouvernements: le Programme Responsabilité élargie des Producteurs (REP), s'inscrivant dans le concept «pollueur-payeur». Les compagnies qui produisent ou vendent des ordinateurs sont tenues de les reprendre et de les réparer ou recycler si leurs clients viennent les reporter. Cette stratégie commence à être appliquée au Québec, où de nombreuses entreprises offrent de reprendre les vieux ordinateurs, mais la plupart du temps à un certain coût. Les magasins Bureau en Gros sont à ce jour les seuls à les reprendre gratuitement.

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écolo - mon ordinateur est désuet?

Quoi faire avec mon ordinateur désuet?



étape 1: fonctionne-t-il bien? Si oui, le donner à quelqu'un que vous connaissez ou à un organisme de bienfaisance.

étape 2: s'il ne fonctionne plus, l'envoyer à un organisme ou à une entreprise réparant les ordinateurs (presque tout le temps gratuit).

étape 3: si aucune des deux solutions précédente n'est possible, l'envoyer à une compagnie de recyclage des déchets informatiques (vérifier si possible que les matériaux ne sont pas exportés).


Imprimantes, forêts et cartouches d'encre



Analyse de l'empreinte écologique: «quand on imprime, quelles ressources utilise-t-on?» papier, imprimante, cartouche, encre, électricité, etc. Comment serait-il possible de réduire cette empreinte écologique et ses impacts sur la planète, en réduisant notre consommation de ces ressources?

-imprimer recto-verso

-imprimer sur du papier recyclé ou réutilisé

-remplissage des cartouches d'encre

-recyclage des cartouches d'encre au lieu d'envoyer à l'enfouissement

Visionnement du vidéo «Une richesse menacée»

Vidéo - Une richesse menacée
Dans les archives de Radio-Canada, reportage «Une forêt saignée à blanc», vidéo #2 (2:09minutes)

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